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Marguerite Acarin « Akarova » (1904 - 1999)
Danseuse, sculpteuse
Celle qui a souvent été qualifiée d’Isadora Duncan belge est née à Saint-Josse. C’est son premier mari, le critique d’art et créateur de meubles Marcel-Louis Baugniet, qui lui donne son nom de scène Akarova. Figure de proue du modernisme de l’entre-deux-guerres, elle compose ses chorégraphies dans la mouvance des Ballets russes, qu’elle danse sur les musiques de ses contemporains. En 1938, son second mari, le mécène Louis Lievens, lui inspire l’une de ses premières sculptures. Ce premier buste révèle un style puissant, très certainement forgé par la discipline de la danse. Elle réalise de nombreux autres bustes dans la foulée, d’artistes et amis comme Maurice Carême, Charles Bertin ou Géo Libbrecht. Elle décède à l’âge de 95 ans dans son studio aménagé au-dessus de son ancienne salle de spectacle à l’Avenue de l’Hippodrome et elle est inhumée à Ixelles.
Dan Alexe (1961)
Réalisateur, journaliste
Dan Alexe habite Saint-Josse depuis 1995 et réalise une oeuvre cinématographique hors du commun : il traque l’humour dans une version féroce et improbable, aux quatre coins de la planète. Linguiste de formation, sa passion pour les langues l’a poussé à en apprendre plusieurs, un sacré plus pour un journaliste globe-trotteur. Correspondant à Bruxelles pour différents groupes de presse, il voyage au Proche-Orient, dans le Caucase et l’Asie centrale. Début 2000, il se lance dans le documentaire avec le premier volet de sa trilogie, Caen & Abel. Son film, Les Amoureux de Dieu, traite de querelles dans des confréries musulmanes de Macédoine. Le documentaire remporte un grand succès et reçoit des prix, tout comme Cabale à Kaboul (Il était une fois… les deux derniers Juifs d’Afghanistan). Il travaille en solitaire et vit en compagnie des gens qu’il filme.
Martin Apers (01.11.1940)
Tenancier de friterie
Depuis 1931, c’est une véritable institution qui embaume la Place Saint-Josse de cette délicieuse odeur de frites bien chaudes et croustillantes à laquelle il faut résister si on passe par là tous les jours. A noter qu’au tout début, la friterie était installée sur le côté de l’église, rue Saint-Josse. C’est en 1964 que Martin Aspers commence à aider ses parents au fritkot familial. Fin 2009, à l’âge de 70 ans, Martin décide de fermer boutique : « J’ai fait mon temps et j’ai envie de voyager, de profiter de la vie ». Le flambeau est passé à Zoila Palma Altamirano, une Equatorienne de 37 ans qui a inauguré la nouvelle friterie le 2 mars 2011. Depuis, elle tient la dragée haute car la friterie de Saint-Josse figure dans le peloton de tête des trois meilleurs fritkots bruxellois. Martin peut être fier d’elle.
